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Les fruits et légumes péi


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Les fruits et légumes péi
LES FRUITS ET LES LÉGUMES PÉI
Sur l'île de la Réunion, ces mots - métissage - couleurs - beauté - diversité - trouvent toutes leurs saveurs ici. On les retrouve dans les paysages, la population mais aussi dans nos assiettes et sur les étals des marchés.
Petit tour d'horizon de ces beaux fruits et légumes "péi" (= réunionnais) qui mettent l'eau à la bouche : ananas victoria, letchis, mangue josé, chouchou, vacoa ...
Parmis les fruits et légumes présentés ici, vous trouverez également des produits "lontan".
Ces légumes et ces fruits «du temps lontan» considérés comme l’accompagnement du pauvre dans les périodes de disette, sont revalorisés et mis au goût du jour. Ainsi, les chefs-cuisiniers n’hésitent pas à mettre au menu des plats à base de brèdes, les racines sont utilisées en confitures ou en gâteaux, le fruit à pain se mange en bouilli ou en frites…
Retrouvez-les sur l'ensemble des marchés de la commune de Saint-Paul et également lors d'une visite au Camp Marron, par exemple, de M. Bavol.
Les fruits péi
L’ananas Victoria : il se récolte quasiment toute l’année et est considéré comme l’un des meilleurs au monde. Riche en vitamine C, reminéralisant, il est utilisé dans les desserts, les punchs et dans la cuisine aigre-douce.
La banane : de petite taille et appelée figue à la Réunion, la banane existe en plusieurs variétés : mignonne, Saint-Joseph, blanche, valérie etc… La fleur du bananier est appelé baba figue et se cuisine en cari avec de la viande ou des saucisses. Les bananes carrées, rouges, plantins se consomment cuites en daube ou en cari.
Le cœur de bœuf : fruit lontan il a failli disparaître à la Réunion. Mais les agriculteurs ont réussi à développer sa culture et on le trouve aujourd’hui sur les marchés de septembre à novembre. Sa pulpe granuleuse blanche se consomme crue, en glace ou en jus
La zatte : de mai à juillet, on retrouve cette annonacée en abondance à Saint-Leu où elle est vendue le long de la route. Sa pulpe est crémeuse et granuleuse et se consomme nature, en salade de fruits ou en sorbets.
Le jujube : il pousse dans les régions chaudes de l’ouest et du sud. Les meilleurs jujubes de l’île sont vendus à la Possession, de juillet à août. Avec une chair farineuse ou croquante il se consomme comme autrefois, frais avec du sel ou du piment. On peut le retrouver en macération dans le rhum.
Le jamblon : ce petit fruit violet à la pulpe entourée d’un gros noyau pousse sur le littoral ouest et sud de l’île. On peut le déguster tel quel, ou en sorbet.
La girimbelle : ce petit fruit jaune pâle est croquant, aigre et juteux. On le trouve sur la côte ouest. Les enfants aiment le manger cru, avec du sel et du piment sec. On le mange aussi en confiture, il devient alors rouge.
La vavangue : ce fruit lontan devenu rare recommence à pousser dans les jardins des particuliers. Autrefois la vavangue remplissait les poches des marmailles qui s’amusaient à la cueillir après l’école. La langue créole utilisait le terme «aller aux vavangues» pour désigner une balade sans but. Le mot créole «vavanguer» est resté.
Le goyavier : myrtacée riche en vitamine C, appelée aussi goyave fraise. Le fruit se cueille à partir de juin jusqu’à juillet. Fort apprécié des réunionnais, il est utilisé en sorbets, confitures, gelées et se retrouve aussi dans les entremets et les punchs.
La mangue : on la retrouve sur les marchés d’octobre à mai grâce à ses nombreuses variétés : mangue José, carotte, Auguste, sauvage…Fruit très nutritif, sucré, riche en vitamines A, B et C, il se cuisine sous toutes les formes : sorbets, confitures, chutneys, en garniture avec le canard, la volaille et le porc. Se déguste aussi nature ou en salade de fruits.
Le letchi : originaire de Chine, cette petite boule rouge arrive sur les étals à la fin de l’année. Gourmandise prisée des réunionnais, le letchi orne les tables de Noël et de jour de l’an. Le fruit est riche en vitamines A, B et C, contient du sucre, de l'acide citrique, du calcium du fer et du sodium. Son exportation se développe. On peut le cuisiner avec le canard, le poisson ou le porc. Il est apprécié dans le rhum, en macération.
Le tamarin : mûr, sa pulpe est sucrée et acidulée. On l’utilise dans les boissons, les confitures, les sorbets, les chutneys et dans les condiments. Le tamarin vert accompagne les caris, pilé et mélangé au piment avec du sel et de l’huile.
La bibasse : la nèfle du Japon est commune à la Réunion et pousse dans les hauteurs de l’île. Peu calorique, riche en vitamine A et en acide citrique, le fruit se consomme nature, en confiture, dans les pâtisseries ou encore dans le rhum. Les pépins sont toxiques.
La papaye : elle pousse très bien à la Réunion toute l’année. Elle fait partie des fruits les plus riches en vitamine C avec 64mg aux 100g. Elle se mange crue avec du sel, du sucre, se retrouve en marmelade ou en compote. La papaye verte se cuisine en salade, en gratin ou en cari.
Le combava : agrume cultivé toute l’année, on consomme le zeste pour aromatiser les plats cuisinés et agrémenter les rougails de tomates et les sauces piments. Depuis peu, il est utilisé dans les charcuteries et la cuisine moderne le marie avec la pintade et le poisson. Sa peau granuleuse est très parfumée
Les légumes péi

Le palmiste : cet arécacée est endémique à la Réunion et à l’île Maurice. 2 espèces de palmiers sont cultivées à La Réunion pour leur bourgeon terminal appelé chou-palmiste : le palmiste rouge et le blanc. Le cœur du palmier se cuisine en salades, achards, en gratins et accompagne les caris poulet ou porc.
Produit considéré comme luxueux car vendu très cher, sa cueillette et sa vente font l’objet de surveillance par les services de l’Office Nationale des Forêts.
Le chouchou : originaire du Mexique, il est appelé chayotte ou christophine. Fort apprécié à la Réunion, il pousse un peu partout sur l’île mais 95% de la production locale provient de Salazie. Devenu l’emblème du cirque de Salazie, le chouchou a envahit le cirque, appréciant une pluviométrie importante. 4 variétés de chouchou sont répertoriées : musqué, blanc, vert, calebasse. Tout se consomme dans le chouchou. Les tubercules peuvent être bouillis et mangés en salade, cuits puis cuisinés en daube, en cari, souvent avec de la morue ou encore battus crus pour en faire un rougail. Les treilles de chouchou fournissent des brèdes. Elles sont cuisinées en fricassée ou en bouillon. On peut manger aussi la racine, appelée patate chouchou, sous forme de dessert comme le gâteau patate chouchou.
Le jaque : ce fruit énorme du jaquier peut peser jusqu’à 25kg et pousse directement sur le tronc. A la Réunion, il est cueilli avant que les graines ne se forment, on l’appelle alors «Ti-Jaque».. Le fruit vert est battu, c'est à dire haché et utilisé comme légume, en plat salé. On le trouve sur le marché déjà «battu» ou épluché car de sa peau s’écoule une substance blanche qui colle les doigts («la colle jaque»).On le cuisine avec du lard fumé, pour préparer la fameuse recette populaire du ti'jaque boucané. La chair du fruit mûr, sucrée, peut être consommée crue ou préparée en confiture. Deux espèces sont connues à la Réunion, le jaque dur aux gousses fermes et jaunes et le "jaque sosso", assez gluant et difficile à avaler.
La margose : plante herbacée rampante ou grimpante de la famille des cucurbitacées, elle est connue aussi sous le nom de souris verte ou concombre sauvage. Quand il est vert, on le cuisine en salade pimentée, pour aromatiser les achards et les rougailles, et en finition dans les caris de poissons.
Le vacoa ou pimpin : cette plante ne pousse que près des rivages marins, dans le sud de l’île. Le fruit du vacoa, le pimpin se consomme dans des préparations sucrées ou salées. Terrine de pimpin au curcuma, bavarois de pimpin rhum-vanille…il est délicieux en confits et les gramounes le consomment comme boisson rafraîchissante. Le chou du vacoa est la partie la plus utilisée : cuisiné en accompagnement des caris ou des charcuteries péi, en gratins ou tout simplement en légume cuit en daube.
Zantac : plusieurs variétés sont connues : «zantac poiron» ou «zantac l’huile». Les gousses se ramassent de juin à août et les grains se mangent jeunes, avant qu’ils ne durcissent. On le mange tel quel, il peut aussi accompagner les plats de chouchou et s’utilise dans le zambrocal (mélange de riz, de boucané, de grains et d’épices).
Le songe : originaire de l’Inde du nord-est, cette tubercule se cuit en confitures, ou dans des préparations salées comme les croquettes aux crevettes, boulettes et beignets.
Le pipangaille : légume oublié qui revient au goût du jour sur les marchés. Cultivé d’avril à juin, ce cucurbitacée se cuisine en ratatouille ou en daube, avec des grains. Accompagne bien les caris de porc.
Le cambarre : connu sous le nom d’igname, ce tubercule venu de Madagascar se consomme cuit et accompagne les rôtis de porc. On peut le cuire avec du sucre pour en faire des gâteaux, des beignets ou des boulettes.
Le conflore : surnommé safran marron ou canna sauvage, ces rhizomes peuvent se manger cuits à l’eau ou dans des gâteaux. La fécule extraite du conflore sert pour la fabrication des gâteaux.
Les pois du Cap : autrefois cultivés dans les cours, on retrouve aujourd’hui ce grain vert sur les marchés. On les consomme en grain en accompagnement d’un cari de viande ou de volaille.





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