La TamponTradition et avenir : les hauts en marche.
La commune du Tampon, une des plus vastes de l’île, a eu pendant longtemps une vocation purement agricole. Aujourd’hui, les efforts de développement en font une commune résidentielle, mais également universitaire, industrielle, artisanale et touristique.
Avec plus de 60 000 habitants (1999) répartis sur 18 030 hectares, le Tampon est une des communes les plus vastes et peuplées de l’île. Si elle n’a pas d’accès à la mer, elle bénéficie en revanche de tous les étages climatiques, de 400 à plus de 2 000 mètres d’altitude, et d’une très grande diversité de paysages et de micro-climats lui conférant une avance certaine en matière d’agriculture, d’élevage et de tourisme. L’habitat se répartit entre un centre-ville sans cesse en extension, et une multitude de petits villages ou de hameaux, de moyenne campagne ou de haute montagne, dont la diversité est le meilleur atout. Avec les nouvelles facilités de déplacement, la commune est devenue centre résidentiel permanent. Si l’agriculture, l’élevage et le tourisme représentent les points forts de son économie, le Tampon a su au cours des deux dernières décennies, attirer des industries de transformation, notamment dans l’agroalimentaire et le travail du bois. Le modernisme gagne chaque jour du terrain avec les industries de pointe, tandis que l’artisanat traditionnel est revalorisé par le biais de grandes manifestations annuelles comme Florilèges, Fait-Main ou Miel-Vert qui popularisent chaque jour un peu plus la commune des hauts du Sud.
Historique
Dès le peuplement, le Tampon a été refuge des “noirs esclaves” fugitifs. La région était couverte d’immenses forêts, ceci explique cela. A partir de 1726, le Sud fit partie du quartier de Saint-Louis. Puis le quartier Saint-Etienne engloba toutes les communes allant de Saint-Louis à Saint-Philippe. En 1925, le Tampon devint commune à part entière, après avoir été une section administrative de Saint-Pierre. Son nom est attribué au malgache : tampoany, où l’on voit de loin. L’histoire du Tampon est indissociable de celle de la famille K/Véguen. Au XVIIIe siècle, ces riches propriétaires s’installèrent dans le Sud et firent tant et si bien qu’au bout d’une génération, ils se retrouvèrent possesseurs du quart des terres de Bourbon. Lorsque la Colonie manqua de papier-monnaie, le comte Hervé le Coat de Kervéguen acheta de vieux kreutzer autrichiens démonétisés. Il inspirait tellement confiance que ses kreutzer, non seulement eurent cours sur ses terres, mais sur toute l’île.
Le Piton de la Fournaise
L’accès naturel au volcan passe par la Plaine-des-Cafres. A partir de Bourg-Murat (ex-27ème Km), une route parfaitement entretenue conduit, en une petite heure à travers tamarins et brandes (endémiques de Bourbon), jusqu’au massif de la Fournaise. Auparavant, on aura franchi l’immense Plaine-des-Sables qui donne l’impression saisissante de jouer à Tintin dans “On a marché sur la lune…” On se sera aussi arrêté un peu au Nez-de-Bœuf pour admirer les gorges de la rivière des Remparts, ou plus loin, le cratère Commerson. La route du volcan est un des lieux de pique-nique favoris des Réunionnais. Au Pas-de-Bellecombe, le panorama est époustouflant de beauté et de grandeur. Faire le tour des cratères demande un peu plus de 3 heures aux très bons marcheurs mais vous n’êtes pas obligés de courir ! Attention ! Le temps là-haut est d’humeur très changeante. Prévoir vêtements chauds et eau en quantité suffisante.
Accès : aller à Bourg-Murat et suivre le fléchage.
Le parc Jean de Cambiaire
Du nom d’un ancien directeur du Crédit Agricole amoureux de l’île, ce jardin public situé à proximité de l’église du Tampon est particulièrement représentatif de la ville fleurie et est un modèle d’horticulture. y admire la villa Le Vigoureux, typique de l’architecture traditionnelle créole en bardeaux.
Accès : contre l’église du centre-ville.
Au bout du monde, Grand-Bassin
Tout au fond de la rivière, coincé entre deux montagnes, sur les rives du Bras-de-la-Plaine, près de sa source, le petit village de Grand-bassin est un des derniers témoins de ces recoins perdus des hauts comme La Réunion en comptait tant, voici quelques 20 années encore. Agriculture maraîchère et fruitière, un peu d’élevage, et beaucoup de tourisme actuellement, mais ça se mérite car la descente est rapide. Quant à la remontée, elle réclame de solides mollets !
Accès : à la Plaine-des-Cafres, prendre la direction Bois-Court puis le sentier (fléchage précis). Descente 1h ; retour 2 à 4h suivant endurance. .
Incontournable! La Maison du volcan
A Bourg-Murat, à l’entrée de la route du volcan, la Maison du Volcan est une entité originale dans sa forme comme dans sa conception. Outil didactique autant que curiosité pour touristes (au sens noble du terme !), ce bâtiment permet une approche exhaustive du volcan de La Réunion. Panneaux, diapositives, tableaux synoptiques et, surtout, des bornes interactives avec maquettes en relief, sur un volcan actif et fantaisiste, attirant, fascinant, menaçant parfois. Vidéo et informatique sont les atouts maîtres de cette structure qui fait le plein depuis sa création. Boutique, galerie artistique, salle d’expositions ou de spectacles, espace ludique et centre de documentation.
Accès : à Bourg-Murat, au bord de la RN3
Sentier Botanique de Notre-Dame-de-la-Paix
Une route part du village de Plaine-des-Cafres (après la gendarmerie) et grimpe vers les coteaux surplombant les gorges de la rivière des Remparts, pour redescendre vers Bérive. Toute la zone contient de beaux massifs d’espèces endémiques de Bourbon. Le sentier débute sur la route et, sans peine, mène à une forêt de bois de couleursdes Hauts. Un belvédère permet de découvrir pleinement le village de Roche-Plate, tout au fond de la rivière des Remparts, quelque 800 mètres plus bas.
Accès : prendre la direction Notre-Dame-de-la-Paix et attendre les panneaux indicateurs.
Piton Hyacinthe
Un des greniers maraîchers du Sud, au pied d’un massif arboré se voyant de loin. Habitat traditionnel dispersé.
Accès : suivre le fléchage sur la RN3.
Bois-Court
Le petit village de Bois-Court, calme en semaine, surpeuplé le dimanche, offre aux promeneurs un point de vue sans pareil sur le village de Grand-Bassin, au fond des gorges du Bras-de-la-Plaine, 600 mètres plus bas. Une impressionnante horloge hydraulique n’est pas le moindre de ses intérêts. Le dimanche, c’est aussi l’occasion, après le pique-nique, d’acheter fleurs, fruits et légumes tout frais sortis de chez les agriculteurs du coin.
Accès : au village de Plaine-des-Cafres, suivre le fléchage. |