SAINT PAULLe berceau du peuplement de La Réunion.
La rade de Saint-Paul, “Baie du meilleur ancrage”, était, avec la marine de Saint-Pierre, un des rares endroits où les navires étaient relativement en sécurité. Elle a naturellement assisté à l’arrivée des premiers bateaux relâchant à Bourbon. Lorsque le peuplement fut décidé, c’est là qu’arrivèrent les premiers colons. Cette commune immense contient tous les atouts touristiques possibles.
Située plein Ouest, la commune est bordée au Nord par la rivière des Galets ; au Sud par la ravine de Trois-Bassins ; à l’Est par les remparts de Mafate. Toute la partie du cirque de Mafate à gauche de la rivière des Galets (Marla, Roche-Plate, Ilet-des-Orangers) fait partie de son territoire. Cette commune immense (24 028 hectares) est une des plus grandes de France avec Paris. Elle possède tous les avantages touristiques : mer, campagne et montagne, son horizon n’ayant pour limites que l’océan et les plus hauts massifs montagneux. Ses 87 712 habitants (recensement de 1999) se répartissent entre plusieurs villes et villages tous à la très forte identité. Sa vocation est à la fois agricole, industrielle, touristique et administrative, vrai cadeau de l’histoire… et de la géologie.
Historique
Avant 1663, Saint-Paul connut deux tentatives d’occupation. Les gouverneurs de Fort-Dauphin (Madagascar), ayant fort à faire avec des subordonnés indisciplinés, les exilèrent en Bourbon. Cette “punition” leur ayant été sanitairement profitable, le peuplement définitif fut décidé : en 1663, Louis Payen débarqua avec 10 Malgaches. Naquit Anne Mousse, 1er enfant de Bourbon, petite Malgache, ancêtre de la majorité des Réunionnais. Saint-Paul, 1ère capitale, 1ère commune, fut dépossédée du statut de chef-lieu au profit de Saint-Denis. Elle a connu ses heures de gloire avec la canne, le café et le géranium. Ses usines comptèrent parmi les plus productives avant la concentration industrielle du XXe siècle. Aujourd’hui, le tourisme est sa première activité. Son histoire se pare des noms les plus glorieux. Etienne Regnault, 1er gouverneur de Bourbon ; Leconte de Lisle, poète controversé mais militant anti-esclavagiste reconnu. Jacques Lougnon, humaniste chaleureux…
Du Maïdo au Grand-Bénare
Accès : suivre le fléchage à partir du centre-ville.
Boucan, Roches-Noires, L’Hermitage…
Accès : suivre la RN1, s’arrêter au gré de sa fantaisie, musarder, rêver, être amoureux, pourquoi pas…
Le Musée de Villèle
Ancien domaine colonial de plus de 10 ha, comprenant la Chapelle Pointue, ayant appartenu à la célèbre Madame Desbassyns. La maison du maître et tous “les communs” (hôpital, cuisines…), ainsi qu’un immense parc paysager de toute beauté, sont parfaitement entretenus.
Accès : route de Saint-Gilles-les-Hauts (suivre le fléchage à partir du centre-ville).
Mafate, Roche-Plate, Marla…
La partie de Mafate à gauche de la rivière des Galets dépend de Saint-Paul. A partir du Maïdo, une des excursions les plus surprenantes s’offre aux bons marcheurs, sur plusieurs jours. Il faut partir de très bonne heure pour profiter de la fraîcheur. Descendre vers Roche-Plate, qui est atteinte en 2 heures sans effort autre que de ne pas glisser sur les galets. La rencontre avec les habitants est si enrichissante qu’il est indispensable de passer la nuit sur place, dans un gîte bien entretenu. Au petit jour, on reprendra le sentier (très escarpé) vers les Trois-Roches, site fascinant où le torrent se perd dans les entrailles de la terre pour resurgir des centaines de mètres plus bas. Ne pas trop s’approcher du bord… Pique-niquer sur place et profiter d’une eau toujours fraîche, toujours limpide. L’après-midi, on poursuit vers la Plaine-aux-Sables et ses champs de lentilles (20 minutes de grimpette facile), puis vers Marla, îlet dépeuplé à 1450 mètres d’altitude, sans doute le point le plus haut habité de l’île. Nuit sur place, contact chaleureux avec l’habitant, tables d’hôtes à l’authentique cuisine des Hauts au feu de bois. Le lendemain très tôt, en route vers Cilaos, 4 à 5 h de marche dans un cadre formidable de majesté.
Le marché forain de Saint-Paul
Situé sur le front de mer de la ville, le marché mérite un moment de flânerie pour son ambiance, ses saveurs et ses senteurs locales : vente de produits locaux, épices, fruits, légumes…Accès : front de mer de Saint-Paul - vendredi et samedi.
Le Jardin d’Eden
A L’Hermitage, le Jardin d’Eden est une construction botanique originale. On peut y aller pour le seul plaisir des yeux comme pour véritablement apprendre, de façon exhaustive, ce que la nature conçoit comme merveilles en climat chaud et humide. Chaque plant est référencé. Epices, plantes sacrées ou magiques, herbes médicinales, rien n’est oublié.
Accès : au bord de la RN1, 1km après Saint-Gilles.
Découverte de la faune et de la flore sous-marine réunionnaise. Le parcours de visite chemine à travers différents paysages sous - marins de l’île.
Accès : port de Saint-Gilles. |