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Dernière mise à jour 09/05/2008
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Saint Louis: Riche en histoire, riche en devenir
Sur la rive droite de la rivière Saint-Etienne, Saint-Louis se développe tous azimuts, agriculture, industrie, tourisme, artisanat.
 
Saint-Louis avec ses 43 000 habitants (1999), sur 10 000 hectares, est partagé en 3 zones distinctes, avec leurs atouts spécifiques. La grande plaine côtière pour la canne à sucre, élément essentiel de l’économie insulaire, possède une des dernières usines sucrières de La Réunion, couplée avec une unité géothermique de production d’électricité. Elle accueille une zone industrielle avec plus d’une centaine d’unités. Légèrement plus haut, les contreforts sont constitués par une zone campagnarde de moyenne altitude (La Rivière, Gol-les-Hauts, Tapage, Bellevue), où se développent l’agriculture sucrière et fruitière et l’artisanat du bois. La partie haute de la commune, la Plaine-des-Makes, offre tous les avantages des hauts : forêts, élevage, diversification agricole et sites touristiques. Peuplée depuis les premiers temps de notre histoire, Saint-Louis est particulièrement riche en sites historiques. On y trouve notamment un des rares cimetières d’esclaves bien identifiés de l’île. Enfin, La Rivière Saint-Louis est devenue, depuis le début du XXe siècle, le berceau incontestable de l’artisanat du bois.
 
Historique
Les premiers mutins de Fort-Dauphin (1646) auraient effectué une reconnaissance dans la région de Saint-Louis. La partie au Sud de la ravine des Trois-Bassins est interdite à la colonisation. En 1718, le gouverneur Desforges-Boucher, désireux de promouvoir le café, ouvre le quartier Saint-Etienne à la mise en valeur de cette culture. Le quartier, détaché de Saint-Paul en 1726, est très étendu, de Saint-Leu à Saint-Philippe. En 1732, Barbe Payet fait construire à ses frais, sur son terrain, la chapelle du Rosaire (Saint-Louis ville), premier édifice religieux connu à La Réunion. Saint-Louis devient commune en 1768. Son territoire actuel est fixé avec la séparation de Cilaos en 1965. L’usine du Gol est l’une des premières de l’île, en 1816. Au début du XXe siècle, le père Laporte, curé de La Rivière, initie les artisans au travail du bois pour meubler l’église de Notre-Dame-du-Rosaire. Depuis, les ébénistes de la commune sont les champions incontestés du travail du bois à La Réunion.
 
La Maison de l’Inde
Hâtivement qualifiée d’ashram, cette vaste bâtisse abrite la culture et le culte tamouls, et leur apprentissage (coutumes, langue, religion, cuisine…), mais également les cultures et spiritualités de tous les peuples. Lieu de méditation, de contemplation, de prière, carrefour des arts, elle est un modèle d’ouverture et de fraternité. Il s’agissait à l’origine d’une simple boutique tenue par une famille… chinoise.
Accès : derrière l’usine du Gol.
 
Le temple Pandialée
En 1852, geste rare alors, M.de Kervéguen construisit 5 temples pour ses ouvriers immigrés indiens, afin d’y exercer librement leur culte. Le temple de Pandialée est le seul à subsister. Il est le plus vieux temple hindou de l’île et le seul d’Europe classé monument historique. Ses fresques, racontant l’épopée du Mahâbhârata, réalisées avec des peintures végétales, datent de 1873.
Accès : tout près de la Maison de l’Inde.
Notre Dame du Rosaire
L’église Notre-Dame-du-Rosaire, à Rivière Saint-Louis, se voit nettement du pont à l’entrée de Saint-Louis. Elle fut d’abord une petite chapelle en bois (1859). Les murs de la nouvelle église furent abattus par le cyclone de 1896. Elle est reconstruite en 1900. Le clocher et sa statue sont posés en 1938. Le père Laporte, pour “garnir” son église, initia les artisans de La Rivière au travail du bois. Les éléments du chœur, la chaire, la nef et la tribune sont particulièrement remarquables.
Accès : aller à Rivière Saint-Louis, suivre le fléchage.
 
La chapelle du Rosaire
La vieille chapelle du Rosaire, non loin des berges de la rivière Saint-Etienne, en ville de Saint-Louis, est le plus ancien édifice religieux connu de l’île. Elle fut construite en 1732 par Barbe Payet, à ses frais, sur son propre terrain. La vieille dame, dit-on, était lasse d’attendre la construction d’une église… Elle a été cédée à la paroisse en 1880. Monument historique depuis 1996, elle est parfaitement conservée malgré son grand âge, et visitable tous les jours.
Accès : prendre la rue de la Chapelle à l’entrée Sud de la ville. Suivre le fléchage.
 
Le domaine de Maison Rouge
Classé monument historique depuis 1988, le domaine de Maison-Rouge, au Gol, est le seul de l’Outre-Mer français lié à la culture du café. La maison principale date du XVIIe siècle. L’organisation d’origine est encore là. Situé sur 4 plates-formes étagées, le domaine est constitué d’une maison de maîtres avec son immense cour d’apparat, de bâtiments d’exploitation et de dépendances en contrebas. Le temple au-devant des bâtiments d’exploitation, construit par les immigrés indiens, est toujours en activité. Promenades et pique-niques autorisés. Maison Rouge est le dernier domaine du XVIIe, des DOM-TOM, conservé tel qu’il fut conçu à l’origine.

Accès : à la sortie Nord de la ville, prendre à droite après le pont, puis encore à droite et attendre le fléchage à gauche.
 
L’église de Saint-Louis
Grandiose bâtisse inscrite à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques. L’autel, en marbre polychrome du XVIIIe siècle, est, lui, classé monument historique. Coïncidence géographique, les 3 plus grandes églises de la Terre (on ne parle pas des cathédrales !) se situent à Saint-Louis (du Sénégal), Saint-Louis du Missouri (Etats-Unis) et Saint-Louis de La Réunion

Accès : face à la mairie, centre-ville.
 
Les Makes, la “fenêtre”, l’Observatoire
Les Makes sont un moyen plateau d’altitude. Autrefois voué au géranium et à l’élevage, puis centre de vacances d’été dans les années 60, l’endroit est devenu lieu de résidence principale pour nombre de travailleurs du Sud fuyant la canicule. Outre les cultures fruitières, le géranium et l’élevage laitier, l’endroit se distingue par ses deux types de forêts, naturelle ou de replantation. Tout au bout de la route forestière, “la fenêtre” est un point d’observation incomparable sur le cirque de Cilaos (une heure de voiture à partir de Saint-Louis). Les Makes possèdent le seul Observatoire Astronomique de l’océan Indien et de l’outre-Mer français. Observatoire Astronomique des Makes.
Accès : suivre le fléchage à partir de la ville de Saint-Louis.
 
L’étang du Gol
Le plan d’eau du Gol est l’un des trois seuls étangs littoraux de l’île. D’une superficie de 16 hectares, il n’est pas uniforme. Sa partie Sud offre des berges gazonnées en pente douce, régal des pique-niqueurs et des amoureux du canoë. La branche Nord-Ouest est bordée de roseaux sur fond marécageux. Phénomène trop ignoré, l’étang est l’un des rares sites où se niche encore l’aigrette de Bourbon, oiseau endémique en voie de disparition.
Accès : suivre le fléchage, direction Bel-Air, à partir du centre-ville.
 
Le cimetière du père Lafosse
Unique en son genre, premier vestige d’un passé douloureux. On trouve dans “le cimetière des âmes perdues” les reliques des premiers esclaves de Bourbon, à côté de celles des premiers habitants du quartier. Il abrite la tombe du père Lafosse, curé et maire de Saint-Louis, mais surtout grand militant abolitionniste, honni de ce fait par les riches d’alors. Sa tombe est lieu de pèlerinage, surtout le 20 décembre, commémoration de l’Abolition de l’esclavage.
Accès : il se situe juste en face de l’usine du Gol.
 
Le moulin à maïs
Construit aux Cocos, sortie Nord de Saint-Louis, le moulin fut d’abord une sucrerie, transformée en 1906 en unité de traitement des fibres d’aloès. Léonus Bénard le rachète aux Kervéguen en 1922. Le cyclone de 1932 détruit une grande partie des bâtiments. Ils sont reconstruits et convertis en minoterie, à laquelle est adjointe une balance pour les cannes. La minoterie a cessé ses activités. La balance demeure, c’est la seule balance manuelle encore en fonctionnement. Lieu de mémoire et de tradition.
Accès : route le Rivière Saint-Louis, suivre le fléchage à la sortie du centre-ville.