![]() SAINT BENOIT
Autrefois terminus du chemin de fer et région totalement vouée à l’agriculture et l’industrie sucrière, la commune de Saint-Benoît a entrepris un développement tous azimuts depuis une vingtaine d’années. Ville d’art, d’enseignement, de culture et de tourisme, elle regorge de centres d’intérêts touristiques.
A une quarantaine de kilomètres de Saint-Denis, au cœur de la zone “au vent”, Saint-Benoît 2ème commune de l’île par sa superficie (22 960 ha), et avec plus de 31 500 habitants, se veut aujourd’hui pôle de développement économique de toute la région Est, que l’on dit trop souvent humide et pluvieuse. C’est oublier qu’il y brille un soleil généreux dont l’action, combinée avec un degré hygrométrique enviable, lui accorde cette végétation omniprésente, luxuriante, qui a forgé d’étonnants paysages et des fonds de rivières qui comptent parmi les plus beaux de l’île. Limitée par la rivière des Roches au Nord, et la rivière de l’Est au Sud-Est, elle étend son territoire de l’océan jusqu’aux plus hautes montagnes. Les précipitations, généreuses depuis la nuit des temps, lui ont sculpté un relief particulier, fait de basses plaines alluviales riches et de montagnes escarpées, qu’on dirait taillées à la serpe. Bassins, cascades, forêts primaires avec leurs espèces végétales et animales endémiques dans les Hauts, larges étendues sucrières, îlets ombragés voués aux cultures fruitières.
Historique
L’histoire de Saint-Benoît commence dans la première moitié du XVIIIe siècle, lorsque les colons de Bourbon, à l’étroit entre Saint-Paul et Saint-Denis, cherchent de nouvelles terres pour la culture du café, prometteuse de toutes les richesses. La première concession est accordée en 1720 à “veuve Lebeau pour cultiver le vrai café de Moka à la charge de payer annuellement 200 livres de riz blanc et 24 poules de redevance” selon les relevés très peu poétiques de la Compagnie des Indes. Saint-Benoît a connu l’aventure du café, des épices (1775), puis la fièvre de la canne à sucre à partir de 1811 et, bien sûr, celle de la vanille. Commune depuis 1733, elle s’enorgueillit d’avoir donné naissance au seul gouverneur créole, Hubert-Delisle. Le Chemin de fer est inauguré en 1887. La vieille ville est presque totalement détruite par un incendie en 1950. Depuis, Saint-Benoît n’a eu de cesse de se reconstruire, s’agrandir, se moderniser.
Le domaine de la confiance
Vaste et authentique propriété au lieu-dit du même nom, ce domaine voit le jour en 1860 lorsqu’est fondée une société sucrière pareillement baptisée. S’il ne reste plus de l’usine que des ruines, la vaste maison de maître est patiemment reconstituée par Nicole Carrère, passionnée qui entend bien, quelque prochain jour, recevoir dignement ses touristes dans un cadre rénové, où la vie à l’ancienne se perçoit jusque dans le souffle agitant les grands arbres tout autour. Visite sur réservation.
Accès : direction Plaine-des-Palmistes, au niveau du village de la Confiance, la première route à droite.
Bras-Canot et Ilet-Coco
L’îlet de Bras-Canot est réputé pour ses vergers où letchis et agrumes se taillent la part du lion. Depuis une dizaine d’années, la région de Bras-Canot s’est lancée dans la diversification avec la production de mangues, d’ananas et de letchis faisant de cet écart de Saint-Benoît un des grands domaines fruitiers de l’île. Une promenade par là-bas est un délicieux péché de gourmandise.
Accès : direction Plaine-des-Palmistes, première route à droite tout de suite après le rond-point des “Quatres Bornes”. A l’intersection, à gauche, le village de Bras-Canot à 600 m, après le pont de la ravine des Marsouins, route à votre droite pour l’Ilet Coco.
Les ponts de la rivière de l’Est
Ils servent la séparation entre les communes de St-Benoît et Ste-Rose. L’ancien pont suspendu date de 1893 classé monument historique. Désactivé, il est colonisé par les sauteurs à l’élastique et les photographes. Le nouveau pont est d’une portée unique de plus de 100 mètres.
Accès : direction Ste-Rose 20 mn après l’église de Ste-Anne.
L’église de Sainte-Anne
Construite de 1921 à 1946 par le père Daubenberger, de style baroque, très inspirée des cathédrales européennes avec ses moulures, fleurs, statues et gargouilles en ciment. Totalement inattendue dans un cadre tropical, l’église de Sainte-Anne est un des sujets les plus photographiés de Bourbon. Elle a servi de cadre à une scène de La sirène du Mississipi de François Truffaut.
Accès : direction Sainte-Rose l’église à 10 mn.
Bassin Bleu et bassin Mangue
Le premier bassin est situé à Sainte Anne ; bassin d’eau douce où l’on peut se baigner toute l’année, lieu de pique nique agréable où tous les Saint-Annois se donnent rendez-vous le dimanche pour profiter du charme pittoresque et de la fraîcheur du site. Le deuxième bassin est situé sur la Rivière des Marsouins, au cœur d’une nature verdoyante. Possibilité de pique-niques sur les berges.
Accès bassin Bleu : après l’église de Ste-Anne, direction Ste-Rose, juste après la station essence, la route qui part vers la gauche. le bassin bleu est au niveau du radier. Accès bassin Mangue : Accès : direction Bras-Canot, après l’intersection au premier petit pont prendre le petit chemin qui se trouve en contre bas sur votre droite. Le Grand-Etang
Niché au fond d’une sorte de mini-cirque, le site de Grand-Etang est original : entièrement recouvert par les eaux de ruissellement à la période pluvieuse, totalement à sec le reste du temps. Le tour à pied est possible, avec quelques échelles pour seules difficultés, le tout en 2h30. Détour indispensable quand on va vers la Plaine-des-Palmistes.
Accès : direction Plaine-des-Palmites, après le chemin ceinture. Au bout de 5 mn, signalisation pour accèder au Grand-Etang sur la droite.
Ilet Bethléem
L’îlet Bethléem est un site de tout repos au bord de la rivière des Marsouins. La promenade ne dure que 30 petites minutes aller/retour. Il offre, en surplomb d’un magnifique bassin, avec ses grands arbres moussus et ses fruitiers, une bonne image d’une Réunion préservée telle qu’autrefois. La chapelle date du XIXe siècle.
Accès : en venant de Saint-Denis, attendre le fléchage sur la 4 voies.
Le circuit des ravenales
Le ravenala, “arbre du voyageur”, originaire de Madagascar, a trouvé sa terre d’élection dans la région chaude et humide de Saint-Benoît. Le grand jardin naturel qui lui est consacré ne vous demandera qu’un peu plus d’une heure de marche moyenne. Original, avec de nombreux points de vue sur la côte Est.
Accès : direction Plaine des Palmistes au niveau de la stelle Joseph Hubert prendre la route à droite parking à 5mn.
La vallée de Takamaka
Encaissée dans les canyons profonds de la rivière des Marsouins, l’usine hydroélectrique de Takamaka ne se laisse pas deviner sinon par le long plan incliné de son monte-charge. Le cadre est unique avec montagnes abruptes, cascades et bassins à la demande. Le site détient le record mondial de pluviométrie : 6 mètres par an ! Au bout de la route, le sentier permet, en 30 minutes, d’accéder au fond de la rivière avec ses bassins à truites. Accès : direction Saint-Benoît par la RN2. Prendre la dernière sortie avant la fin de la quatre voies. Direction Rivière des Roches. Au bout d’un km sur votre gauche se trouve la route de Takamaka. |