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Dernière mise à jour 09/05/2008
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SAINT ANDRE
 
Commune à vocation agricole dès l’aube du peuplement, Saint-André a connu la plus forte concentration de travailleurs immigrés indiens autour de ses champs et usines. Grâce aux nouvelles voies de communication, la commune attire une nouvelle population en quête d’air campagnard et d’authenticité créole. Ses attraits touristiques, à l’écart des grandes voies de circulation, méritent largement le détour.
 
43 174 habitants sur 5 037 hectares, entre la rivière du Mât et la grande rivière Saint-Jean, Saint-André est une commune bien peuplée, dont la population ne cesse de croître depuis quelques années. Ceci s'explique surtout par les nouvelles voies rapides mettant le centre-ville à 15 minutes du chef-lieu. La vocation de la commune est agricole de 1670. Le climat chaud et humide explique bien sûr cette végétation luxuriante et le fait que tout ou presque pousse là-bas. Vastes étendues sucrières, mais également culture de la vanille sur tuteurs (pignons d’Inde ou bois de chandelle). Dans le quartier de Dioré, la commune bénéficie aussi de quelques 200 ha de forêt semi-primitive, attrait touristique non négligeable. La vocation sucrière ancienne explique l’abondance de maisons de maîtres de style purement colonial (dont certaines parfaitement préservées), d’usines sucrières désarmées mais aux reliefs souvent très bien entretenus. Saint-André est également le berceau de la culture tamoule de l’île étant donné la très forte concentration de travailleurs immigrés indiens qui y furent amenés. D’où cette abondance de temples magnifiques et la floraison de cérémonies très hautes en couleurs
 
Historique
Les premiers exilés sont reclus à Bourbon en 1646 par M. Pronis, gouverneur du comptoir français de Fort-Dauphin, pour mettre un frein à leurs ardeurs mutines, Débarqués du Saint-Laurent, ils sont installés dans le Quartier des Français, sur les bords de la rivière Saint-Jean. La région de Saint-André a donc, historiquement, vu débarquer les premiers Français. Leur chef était un certain Jean Leclerc, surnommé "Des Roquettes". Ils ne restèrent pas dans l’île, mais le séjour leur fut éminemment profitable puisque lorsqu’une barque vint aux nouvelles, on retrouva nos gaillards pétants de santé. De cette réputation d’Eden se fit jour la nécessité de coloniser définitivement Bourbon. Saint-André a d’abord fait partie du quartier de Sainte-Suzanne en 1704, avant de devenir section administrative de la commune de Saint-Benoît en 1733. Devenue commune en 1741, elle acquiert la totalité de ses compétences en 1825. En 1725, on ne relevait que 23 concessionnaires, répartis entre Quartier-Français, Champ-Borne et Saint-André.
 
Les temples et demeures
La vocation agricole de la commune et l’installation de nombreuses familles d’immigrés indiens explique la multitude de vieilles demeures coloniales et de temples tamouls à travers tout le territoire communal. Ces derniers sont tous très beaux et méritent le détour. Il existe également de nombreux vestiges d’usines sucrières et de distilleries sur la commune.
 
Le Parc du Colosse
Structure moderne évolutive, le Parc du Colosse, aussitôt inauguré, attire d’ores et déjà la grande foule. Futur centre d’attraction régional, il sera composé, une fois terminé, d’un hôtel, de restaurants, d’ateliers artisanaux, de boutiques, d’un parc d’attractions, d’aires de jeux et de pique-niques. Son vaste plan d’eau (déjà aménagé) est propice aux jeux nautiques les plus divers. Le cadre, en bordure d’océan, est une invitation au farniente et aux sports.
Pour y accèder à partir du centre ville suivre le fléchage direction “Champ-Borne”. Le parc se trouve à quelques rues après le temple du Colosse.
 
Musée «dans temps longtemps»
Il se veut miroir de la vie authentique créole d’autrefois, grâce à une belle collection d’objets de la vie de tous les jours, utilisés par les Créoles, toutes ethnies confondues, depuis les premiers temps du peuplement. Ces objets, vieux de plus de deux siècles parfois, retracent la vie quotidienne, essentiellement depuis la période de l’esclavage à nos jours. Ces témoins précieux sont rassemblés et harmonieusement répartis dans un cadre et une ambiance authentiques. Contempler ces vestiges, la plupart du temps très bien conservés, ne va pas sans un brin de nostalgie. On entend là, au hasard de la promenade, battre le cœur de La Réunion profonde. Il suffit d’un brin d’imagination pour entendre ronfler le moulin à maïs ou humer le parfum du café grillé…
Accès : signalé à partir du centre-ville ou en venant de Saint-Denis, prendre la sortie “Petit-Bazar”, tourner à gauche vers Cambuston, puis à droite dans le Chemin du Centre.
 
Sucrerie de Bois-Rouge
Ces visites au cœur du patrimoine industriel et agricole de Saint-André se déroulent sous la houlette bienveillante de guides bilingues français/anglais. Les visites peuvent ne concerner que la distillerie ou seulement l’usine. Et elles se terminent inévitablement par la dégustation de rhums et de punchs divers, avec toute la modération requise, cela va de soi ! En fait, le plus intéressant est de participer à une visite combinée des deux sites, puisque ces activités étaient totalement complémentaires. Elle dure deux heures… qui semblent passer trop vite. Le chic, bien sûr, est de tomber pile au moment de la campagne sucrière de juillet à décembre pour bénéficier pleinement de l’activité si particulière du monde sucrier. Réservations auprès de l’Office de Tourisme Recommandations importantes : être ponctuel au rendez-vous ; enfants de moins de 7 ans non autorisés pour des raisons de sécurité ; pantalon ou short obligatoires pour les dames ; chaussures à talons plats, chaussures de sport ou bottes de préférence…
Accès : à Quartier-Français, prendre la direction Cambuston où il faut tourner à gauche et suivre le fléchage “Bois-Rouge”. Le rendez-vous est fixé sur la plate-forme de l’usine de Bois-Rouge.