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Dernière mise à jour 09/05/2008
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 Le Port
 A la reconquête de sa façade maritime.
 
Située à l’extrême pointe Ouest de l’île, cette commune, la plus petite de l’île mais une des plus actives, est la seule à être née après la construction de son port. Autrefois territoire aride, voire désertique, le Port a résolu de changer son climat, pari audacieux, par une politique de “végétalisation” urbaine qui porte ses fruits.
 
A 18 km de Saint-Denis, la commune du Port se contente de 1 660 ha, dont 150 d’espaces verts âprement disputés au désert mais elle est l’une des plus peuplées avec plus de 38 675 habitants (recensement de 1999). La première zone industrielle de la commune, au début des années 60, a été le début d’une aventure humaine assez conséquente. Le Port est aujourd’hui une ville dotée de nombreux espaces verts derrière lesquels on a du mal à se souvenir de la platitude sahélienne d’antan. Plusieurs autres zones industrielles ont suivi, son port est la plus importante cité économique de l’île. Plusieurs de ses 1 470 entreprises sont totalement innovantes, comme Pipangaï dont les dessins animés sont connus dans le monde entier.
 
Historique 
Construit contre l’avis du gouverneur Hubert-Delisle, le port de la Pointe-des-Galets a été une aventure de 7 ans, aboutissant à une inauguration en grandes pompes en 1886, peu après celui de Saint-Pierre. Sa construction a attiré sur cette terre désertique une foule d’ouvriers. Lorsque le Port devient commune en 1895, la population est de 2000 âmes. Avec le port, puis les ateliers et le terminal du chemin de fer, la ville s’organise, prend forme, s’agrandit. Première cité industrielle de l’île, le Port en a été naturellement le berceau du syndicalisme et possède une très forte tradition de luttes ouvrières. Le vieux port de 1886 restera longtemps le seul “poumon économique de l’île”, jusqu’à l’arrivée des avions-cargos et la construction du 2ème port en baie de La Possession, en 1986. La commune s’attache, avec la rénovation des vieux quartiers, à retrouver son identité maritime d’autrefois, sans renoncer à son programme de développement.
 
Vieux port, vieilles cases
La cité portuaire porte encore intactes toutes les traces de son passé. Les vieilles maisons des employés et contremaîtres du chemin de fer sont toujours là, avec juste beaucoup plus de fleurs et d’arbres autour car le manque d’eau chronique d’autrefois n’est plus que du passé. Les grands bâtiments abritant les sièges des compagnies de navigation dressent fièrement leur majesté très tropicale le long des rues de la vieille ville. Une promenade le long de la rue de Lépervanche permet d’admirer les plus beaux spécimens d’une architecture typiquement coloniale et africaine telle qu’elle était en vogue à la fin du XIXe siècle. Une visite improvisée au Port ne saurait s’achever sans un petit détour par les quais du vieux port.
Accès : suivre la rue du Commerce jusqu’au bout.
 
Insectarium
Installé à la pépinière communale, chemin du Verger, l’Insectarium de La Réunion contient à peu près toutes les espèces connues dans l’île (et ailleurs), parfaitement répertoriées et expliquées au visiteur. L’amateur averti comme le simple curieux y trouvent largement leur compte. Les visites guidées ont lieu sur rendez-vous, du lundi au vendredi pour les scolaires ; et le mercredi à partir de 14 heures pour tout public.
Accès : au rond-point des Danseuses, en arrivant par l’entrée Sud, prendre l’avenue des Mascareignes.
 
Eglises, mosquées, temples
L’afflux de demandeurs d’emplois, lors de la construction du premier port, puis du second, a entraîné tout naturellement une mixité ethnique comme il en existe peu ailleurs. Hommes et femmes de toute race et de toute confession se sont tout simplement retrouvés dans le même bateau. C’est pourquoi l’on trouve au Port cette forte concentration d’églises (dont celle de Sainte Jeanne-d’Arc, patronne de la cité maritime), de mosquées et de temples hindous.
Pour les admirer : les dômes, minarets et clochers dépassant nettement des toits environnants se voient de loin.
 
Peintures murales sculptures... 
Un peu partout à travers la ville, d'imposantes statues et sculptures, comme d'audacieuses peintures et fresques murales ne peuvent qu'attirer l'oeil. Il est vrai qu'avec ses nombreux centres artistiques, le Port se veut ville créative tous azimuts. Son studio Pipangaï n'a-t-il pas diffusé ses créations dans le monde entier? Les sculptures du rond-point des Danseuses (entrée sud) ont été réalisées par Alain Séraphine, Henri Maillot et Jean-Pierre Gallo. Voir et photographier les totems de l'avenue de Tamatave (port de Madagascar avec lequel le Port est jumelé), le vilebrequin géant de l'avenue de la Compagnie des Indes (entrée nord) ou les 107 galets gravés du Parc Boisé, oeuvre de Jean-Claude Mayo 
 
Parc boisé
Espace de détente, de relaxation, lieu étonnant par le calme qui s’en dégage, à quelques pas des avenues vrombissantes, le parc boisé est le refuge urbain des promeneurs, des amoureux, des amateurs du “temps qui passe”. Massifs fleuris, bosquets savamment aménagés, tout y incite au farniente, voire à la méditation.
Accès : l’entrée principale se situe avenue Lénine, en centre-ville.
 
Cimetière paysager
Premier du genre à La Réunion, le cimetière paysager peut se contempler au ras du sol ou, mieux encore, du ciel (les ULM le survolent souvent), d’où l’on peut distinguer ses étonnantes arabesques qui jettent une note artistique autant que verdoyante dans le paysage.
Accès : prendre l’entrée Nord en venant de Saint-Denis et aller jusqu’au nouveau port contre lequel est dessiné le cimetière paysager.
 
Visites thématiques
Des visites thématiques de la ville du Port sont organisées à la demande. Elles concernent aussi bien l’environnement, l’histoire, l’économie et l’art, que la culture ou le sport.
Renseignements au Hangar de la ville du Port.