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Dernière mise à jour 16/05/2008
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PLAINE DES PALMISTES
 
A 20 minutes de voiture de Saint-Benoît, la Plaine-des-Palmistes est un havre de douceur. D’une altitude moyenne de 1 000 mètres, très arrosé, ce plateau est d’une incomparable richesse botanique. Ce qui explique la diversité de ses productions agricoles. On y sent encore battre le cœur d’une Réunion authentique et conviviale.
Vaste avec ses 8 400 hectares, la Plaine-des-Palmistes regroupe 3 434 habitants et se situe sur la seule route transversale de l’île, celle qui permet de rallier le Nord au Sud lorsque la route en Corniche est fermée. Entre Saint-Benoît et la Plaine-des-Cafres, la commune fut longtemps considérée uniquement comme centre de production agricole et de villégiature à la saison chaude. Il y a des fleurs et des arbres partout et depuis peu, les citadins lui trouvent des avantages insoupçonnés. La richesse de la Plaine vient de son sol : agriculture, élevage, production fromagère importante, production florale qui ne l’est pas moins, et surtout site touristique et botanique à l’incomparable richesse.
 
Historique
L’ancienne paroisse Sainte-Agathe fut détachée officiellement de Saint-Benoît en 1899. Elle fut à l’origine peuplée par les “petits Blancs” désargentés après 1848. Ceux-ci s’y exilèrent avec leurs compagnes de couleur, ce qui est à l’origine de la mixité ethnique spécifique des hauts. Pour les Blancs de la côte Est, la Plaine fut longtemps un refuge contre le paludisme : les moustiques avaient envahi les basses terres du littoral, les ravages de la maladie étaient considérables. La Plaine-des-Palmistes garda longtemps, de ce fait, la réputation de villégiature de saison chaude. Centre de la culture du thé dans les années 60, “la Plaine” est aujourd’hui le seul authentique village d’artistes de l’île : écrivains, poètes, musiciens, y trouvent un lieu propice à la création. Il est vrai que le calme s’y prête. La commune possède une réelle tradition poétique avec des ancêtres comme Marc-Henri Pinot ou Guy Agénor.
 
Piton de l’eau
Neuf kilomètres d'un chemin de terre et l'on arrive au pied d'une colline dont l'ascension ne demande que quelques minutes d'effort. Et là, au sommet du piton, un extraordinaire petit étang de montagne, incongru mais bien réel. On peut même y apercevoir des poissons mais c'est rare. Le Piton de l'Eau est disputé par la commune de La Plainde des Palmistes (auquel il appartient) et les éleveurs de la Plaine des Cafres qui y font paître leurs troupeaux. le point de vue sur les Hauts et le Piton des Neiges vaut à lui seul le détour.
Accès : cet endroit est très curieux. Il faut passer par la Plaine des Cafres. Prendre la route du volcan et, au bout de quelques kilomètres, suivre le fléchage.
 
Piton des Songes
Ce site, accessible en voiture, se situe au Bras des Calumets. En haut se trouvent le Calvaire et le château d’eau qui dessert les habitants. Il nous offre une superbe vue panoramique du village en forme de fer à cheval.
 
Bébour-Bélouve, la forêt vert émeraude
La forêt de Bébour-Bélouve est la préférée de tous, botanistes chevronnés, simples amateurs, promeneurs du dimanche. En raison d’un cadre unique et de l’immense variété d’espèces botaniques et animales que l’on y rencontre. Cette immense forêt a colonisé le quatrième cirque de l’île, comblé par la dernière éruption du Piton-des-Neiges, voici quelques millions d’années. On grimpe quelques lacets étroits, bordés par les reliquats d’une ancienne forêt très dégradée, avec quelques massifs de mahos et, surtout, d’impressionnantes et nombreuses fougères arborescentes, appelées fanjans ou fougères parasols. Après le Col de Bébour commence une immense formation renfermant tout ce qui constitue l’ancienne forêt primaire des hauts, entrelacs invraisemblable, humide et moussu donnant l’impression de se retrouver dans un décor de contes de fées. Au-dessus, les oiseaux endémiques de Bourbon, papangues, oiseaux blancs, oiseaux verts, tec-tec, oiseaux de la Vierge. Au bout, un vertigineux point de vue sur les gorges et la prise d’eau du barrage de Takamaka. On est au bout du monde.
Accès : suivre le fléchage “Petite-Plaine” à partir du village et s’enfoncer au cœur de la forêt...
 
Un petit fruit rouge acidulé : le goyavier
La forêt naturelle de goyaviers est un des sites de promenade dominicale préférés des Réunionnais. Située dans le canton de la Petite-Plaine, elle s’est d’abord développée, comme tous les végétaux parasites, sous l’action des oiseaux “semeurs” comme le martin. Certains propriétaires du secteur l’ont ensuite planté pour une exploitation commerciale. Très prolifique, le goyavier (goyave de Chine, originaire… du Brésil) est l’une des “pestes” favorites du pays, sa fructification, en juin-juillet, donnant lieu à une ruée de voitures vers la Plaine, le dimanche. On peut le cueillir au bord de la route ou, avec l’autorisation des propriétaires, dans les champs soigneusement délimités.
Accès : suivre le fléchage, direction “Petite-Plaine”, à partir du village.
 
Le domaine des Tourelles
Vaste bâtisse caractéristique du style créole des Hauts, du XIXe siècle, le Domaine des Tourelles est un ensemble architectural très bien restauré au cours des dernières années. Il sert aujourd’hui de centre de formation et de promotion aux métiers de l’artisanat de la
Plaine-des-Palmistes.
Accès : c’est au centre du village.
 
L’Echo
Dans les premiers virages de la route menant vers Saint-Benoît, le site de l’Echo offre un point de vue d’une grande majesté sur le site unique de Grand-Etang.
Accès : sur la route à droite en venant de Saint-Benoît.
 
Le Parc Forestia
Evolution à travers les arbres à 10 m du sol et les sentiers botaniques de la Petite-Plaine et Bébourg constituent aussi des lieux de fréquentation très prisés par les touristes et la population.
Accès : suivre le fléchage, direction "Petite-Plaine".