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Les légumes péi :
- Le palmiste : cet arécacée est endémique à la Réunion et à l’île Maurice. 2 espèces de palmiers sont cultivées à La Réunion pour leur bourgeon terminal appelé chou-palmiste : le palmiste rouge et le blanc. Le cœur du palmier se cuisine en salades, achards, en gratins et accompagne les caris poulet ou porc. Produit considéré comme luxueux car vendu très cher, sa cueillette et sa vente font l’objet de surveillance par les services de l’Office Nationale des Forêts.
- Le chouchou : originaire du Mexique, il est appelé chayotte ou christophine. Fort apprécié à la Réunion, il pousse un peu partout sur l’île mais 95% de la production locale provient de Salazie. Devenu l’emblème du cirque de Salazie, le chouchou a envahit le cirque, appréciant une pluviométrie importante. 4 variétés de chouchou sont répertoriées : musqué, blanc, vert, calebasse. Tout se consomme dans le chouchou. Les tubercules peuvent être bouillis et mangés en salade, cuits puis cuisinés en daube, en cari, souvent avec de la morue ou encore battus crus pour en faire un rougail. Les treilles de chouchou fournissent des brèdes. Elles sont cuisinées en fricassée ou en bouillon. On peut manger aussi la racine, appelée patate chouchou, sous forme de dessert comme le gâteau patate chouchou.
- Le jaque : ce fruit énorme du jaquier peut peser jusqu’à 25kg et pousse directement sur le tronc. A la Réunion, il est cueilli avant que les graines ne se forment, on l’appelle alors «Ti-Jaque».. Le fruit vert est battu, c'est à dire haché et utilisé comme légume, en plat salé. On le trouve sur le marché déjà «battu» ou épluché car de sa peau s’écoule une substance blanche qui colle les doigts («la colle jaque»).On le cuisine avec du lard fumé, pour préparer la fameuse recette populaire du ti'jaque boucané. La chair du fruit mûr, sucrée, peut être consommée crue ou préparée en confiture. Deux espèces sont connues à la Réunion, le jaque dur aux gousses fermes et jaunes et le "jaque sosso", assez gluant et difficile à avaler.
- La margose : plante herbacée rampante ou grimpante de la famille des cucurbitacées, elle est connue aussi sous le nom de souris verte ou concombre sauvage. Quand il est vert, on le cuisine en salade pimentée, pour aromatiser les achards et les rougailles, et en finition dans les caris de poissons. - Le vacoa ou pimpin : cette plante ne pousse que près des rivages marins, dans le sud de l’île. Le fruit du vacoa, le pimpin se consomme dans des préparations sucrées ou salées. Terrine de pimpin au curcuma, bavarois de pimpin rhum-vanille…il est délicieux en confits et les gramounes le consomment comme boisson rafraîchissante. Le chou du vacoa est la partie la plus utilisée : cuisiné en accompagnement des caris ou des charcuteries péi, en gratins ou tout simplement en légume cuit en daube.
- Zantac : plusieurs variétés sont connues : «zantac poiron» ou «zantac l’huile». Les gousses se ramassent de juin à août et les grains se mangent jeunes, avant qu’ils ne durcissent. On le mange tel quel, il peut aussi accompagner les plats de chouchou et s’utilise dans le zambrocal (mélange de riz, de boucané, de grains et d’épices). - Le songe : originaire de l’Inde du nord-est, cette tubercule se cuit en confitures, ou dans des préparations salées comme les croquettes aux crevettes, boulettes et beignets. - Le pipangaille : légume oublié qui revient au goût du jour sur les marchés. Cultivé d’avril à juin, ce cucurbitacée se cuisine en ratatouille ou en daube, avec des grains. Accompagne bien les caris de porc. - Le cambarre : connu sous le nom d’igname, ce tubercule venu de Madagascar se consomme cuit et accompagne les rôtis de porc. On peut le cuire avec du sucre pour en faire des gâteaux, des beignets ou des boulettes. - Le conflore : surnommé safran marron ou canna sauvage, ces rhizomes peuvent se manger cuits à l’eau ou dans des gâteaux. La fécule extraite du conflore sert pour la fabrication des gâteaux. - Les pois du Cap : autrefois cultivés dans les cours, on retrouve aujourd’hui ce grain vert sur les marchés. On les consomme en grain en accompagnement d’un cari de viande ou de volaille. |