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Dernière mise à jour 16/05/2008
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HISTOIRE DE LA COMMUNE DE SAINT-PAUL

Ile déserte, surgie des profondeurs de l’océan Indien, située sur la route des Indes, des épices et de l’or, l’île de La Réunion, ancienne île Bourbon, était un véritable Eden, une aiguade privilégiée du temps de la marine à voile.
 
Sa première prise de possession date du 29 juin 1646, jour de la fête des apôtres Pierre et Paul, d’où l’origine du nom Saint-Paul.
 
 

1 - En 1663, Saint-Paul devient le berceau de la colonisation française
- La vaste baie de Saint-Paul considérée comme le meilleur ancrage de l’île, est naturellement le berceau de la colonisation française. Les premiers Français s’installent sur ce site. De là, partent les colons en direction des vastes plaines et de l’ensemble de la côte occidentale.
 
 
- Dès 1663, le premier noyau du peuplement permanent de la colonie se pose à Saint-Paul près de la grotte des Premiers Français. Il s’agit de Louis Payen, Pierre Pau, deux Français de Madagascar, accompagnés de dix domestiques issus de la Grande Ile parmi lesquels on dénombre trois femmes.
 
 
- En 1665, Etienne Régnault, premier gouverneur de l’île, débarque à son tour, accompagné de vingt colons. Ils sont munis des ordres de la compagnie des Indes. Dès leur arrivée, ils commencent la culture intensive du blé, du riz, du tabac, de la vigne sur les contreforts de Savanna au lieu-dit «Vieux Saint-Paul».
A cette époque, l’Etang est une extraordinaire réserve de nourriture. Il fait l’admiration des voyageurs de passage. Dans leurs textes, ils ne cessent de vanter les poissons argentés, les anguilles de la grosseur d’un bras ou encore les tortues…
 
Plus tard, pour faciliter les échanges commerciaux avec les navires faisant escale dans la baie, les habitants bâtissent de magnifiques demeures sur la langue de terre comprise entre l’Etang et l’océan.
Sur la bande des cinquante pas du roi, réservée à la Compagnie, des bâtiments administratifs et des magasins sont édifiés.
 
Le gouverneur Etienne Régnault, considéré par d’aucuns comme le père de l’administration réunionnaise, est le premier à croire au développement économique de l’île.
A ce sujet, il rédige le premier rapport présentant les potentialités de l’île sans négliger pour autant ses difficultés liées à son éloignement avec la métropole. Certes la nourriture ne fait pas défaut mais les colons se plaignent de l’abandon de l’île par la Compagnie des Indes. Il dénonce également l’impossibilité de faire du commerce avec les navires de passage, des gouverneurs peu scrupuleux qui ne pensent qu’à leur propre intérêt et enfin le manque criant d’objets de première nécessité.
Malgré les aléas, les récits des voyageurs sont enthousiastes et l’île verra accoster de plus en plus d’hommes et de femmes venus y chercher fortune.
Bien peu en repartiront.

Ils reposent aujourd’hui dans l’un des plus vieux cimetières de l’île, «le cimetière marin». Ces pionniers s’appelaient Fontaine, Damour, Nativel, Payet, Vallée, Launay, Royer, Touchard, Hoarau, Cadet, Caron, Tessier, Petit, Perrot, Arnold, Duhammel, Bellon, Dennemont, Mollet.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
- En 1686, la population noire de Saint-Paul est forte de cinquante-sept hommes, vingt-sept femmes et vingt-quatre enfants et la population blanche pour sa part, se compose de cinquante-cinq hommes, trente-six femmes, et cent-dix enfants, soit un total de trois cent huit habitants.
Les premiers colons sont français, hollandais, portugais, vénitiens ou encore métis portugais des Indes dont Françoise Chatelain surnommée «la Grand-mère de tous les Réunionnais».
 
En 1703, Saint-Paul compte trente à trente-cinq habitations et la majorité des cinq cents habitants que compte l’île y vit.
 
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