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Dernière mise à jour 24/07/2008
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2 - En 1738, Saint-Paul perd son égémonie
 

Vingt ans plus tard, à la suite d’un incendie important, la ville s’aménage et s’étire. On reconstruit des belles cases créoles à proximité de la chaussée Royale, bordée encore aujourd’hui, de tamariniers géants, véritables monuments historiques, au même titre que les vestiges des majestueux portails.
Cependant les déboires vont se succéder et Saint-Paul va perdre peu à peu son rôle prépondérant.
Le cyclone de 1718 qui détruit «Le Vieux Saint-Paul» et l’introduction de la culture du café entraînent en 1719 la levée des interdictions qui limitent la colonisation à la ravine de Trois-Bassins. Le peuplement des riches terres du sud qui se couvrent alors de caféiers et de plantes à épices entraîne le déclin relatif de Saint-Paul, isolée de cette région par les terres arides de Saint-Leu.
Le coup de grâce est porté en 1738 lorsque le gouverneur Mahé de Labourdonnais choisit Saint-Denis pour capitale. Saint-Paul demeure néanmoins chef-lieu judiciaire jusqu’en 1833.
Saint-Paul devient commune en 1790, au lendemain de la Révolution.
 
Dès la fin du 18e siècle, la concurrence antillaise ruine les planteurs de café. La canne à sucre, après 1816 permet une reprise de l’activité dans cette région.
La limite supérieure des cultures atteint les 600 mètres vers 1848 et les 1000 mètres quelques années plus tard.
 
La canne à sucre nécessitant une très nombreuse main d’œuvre d’abord servile puis engagée, la population de Saint-Paul évolue très vite : 20.000 en 1810, 15.000 en 1851, 22.000 en 1870, avant de redescendre à 18.000 en 1882.
Cette dernière chute s’explique par plusieurs facteurs. Tout d’abord, l’industrie de la canne connaît une crise importante. Par ailleurs, l’ouverture du port de la Pointe-des-Galets rend moins attrayante la baie de Saint-Paul.

La culture du géranium apportera une bouffée d’oxygène à la commune de l’ouest.
Un peu plus tard, dans la première partie du siècle dernier, la mise en valeur des hauts prendra toute sa dimension avec notamment l’abattage de nombreuses forêts.
 
 
 
 
 
 
3 - Saint-Paul aujourd'hui : la 3e plus grande commune de France
 
 
En 1926, la population de Saint-Paul atteint 20.000 habitants. Il faudra attendre 1974 pour dépasser les cinquante mille habitants. Au dernier recensement en 1999, Saint-Paul comptait 87 712 habitants.
Si la départementalisation de la Réunion est acquise en 1946, ce n’est que dans les années soixante que ses premiers effets se font sentir à Saint-Paul.

Devenue sous-préfecture en 1970, la ville compte aujourd’hui soixante-sept écoles maternelles et primaires, 9 collèges ainsi que 5 lycées.
 
Pour son avenir, Saint-Paul qui est la pierre angulaire de la communauté d'agglomérations qui verra le jour au premier janvier 2002, dispose de plusieurs atouts et notamment une réserve foncière de plus de cinq cents hectares dans la zone Oméga-Cambaie.
Si la vocation agricole de Saint-Paul est toujours vivace, la commune a depuis longtemps développé d’autres atouts dont le tourisme.